je metrais petit a petit des interviews des Diru plus ou moins ressentent, tiré de magazines divers.
Vicious [Mars 1999]
C'était une très bonne surprise quand les singles de vos débuts en major sont sortis. Avant d'aller à Los Angeles, vous en aviez annoncé 2 et finalement, 3 singles sont sortis le même jour.
Kaoru : En fait, on était sur le point de sortir un seul single, probablement Akuro no Oka. Mais nous avons commencé à penser à sortir Zan également, parce que nous voulions que tout le monde l'entende. Puis le staff nous a dit "Si vous voulez sortir deux singles, faites le, il n'y a pas de problème".
Ils sonnent tous différemment mais restent dans le style de Dir en grey.
Kaoru : J'ai le sentiment qu'il y a de plus en plus de gens qui nous connaissent grâce à Jealous et I'll. C'est pour ça qu'ici, nous voulions faire une musique à laquelle nous avions contribué tous les cinq, formant un tout et c'est ce qu'est Akuro no Oka. C'est une énergie différente de celle de Zan. Les morceaux qui sont sortis montrent cette énergie que Dir en grey est capable de fournir et ainsi je pense qu'ils sont très bons.
Akuro no Oka est très spectaculaire. Peut-être dramatique. C'est presque comme si on voyait la scène se dérouler devant nous.
Kyo : Quand j'ai entendu le morceau pour la première fois, l'image d'une colline m'est venue en tête. Dans un endroit désolé, une seule colline d'où la mer peut être vue. Puis j'ai imaginé ce qui avait pu ce passer dans cet endroit.
Je vois. Mais comment se fait-il que les amours de Kyo soient toujours malheureux ? (rires)
Kyo : (rires) Je pense que nous ne sommes pas considérés comme faisant des choses normales. Ainsi, mes fans ne s'attendent pas à une fin heureuse. Je ne comprends pas ce qu'il y a de si intéressant à écouter le bonheur des autres (rires). Il y a beaucoup de gens qui écrivent ce type de paroles mais je pense que je doit être le seul à écrire des paroles vraiment déplaisantes. (rires)
Oui, sans doute (rires)
Kyô : C'est pas vrai ? (rires) Quand quelque chose de malheureux vous est arrivé, si vous écoutez des paroles à propos de personnes plus malheureuses que vous, je pense que vous vous sentirez chanceux.
Kaoru : "Je suis désolé pour cette personne. Je suis si chanceux !" devrait être ce que vous ressentez.
Kyô : Oui oui. Dans ce sens, c'est très tourné vers l'avenir.
Avec Yurameki, c'est passé à 3 singles. Nous (le staff du magazine) pensons qu'ils sonnent tous 'Dir en Grey', mais d'autres personnes vont peut-être penser 'Qu'est ce que c'est que ce groupe ?' (rires).
Kaoru : Vraiment ? C'est le but ! (rires) Pour notre premier morceau, nous voulions créer une musique du style 'On est Dir en Grey !', mais c'est ce qui se produit déjà d'habitude. Alors nous avons décidé que nous n'avions pas besoin d'un single comme ça. Les trois singles ne sont pas sortis dans le but de créer un univers Dir en Grey mais dans le but de rendre tout le monde confus. (rires)
Ca aussi c'est très Dir en Grey (rires). Pour changer de sujet, Akuro no Oka et Zan sont des compositions de Kaoru mais Yurameki est de Shinya, n'est-ce pas ? Que pensez vous des compositions de Shinya ?
Kaoru : Encore très jeunes. C'est comme si peu de temps avait passé depuis qu'il s'est lancé dans la composition. C'est pour ça qu'il a beaucoup d'idées et je pense que c'est bien pour lui parce qu'il apprend beaucoup. Cependant, les morceaux sont un peu similaires et c'est en cela qu'il sont encore jeunes.
Pensez-vous qu'il a quelque chose que vous n'avez pas ?
Kaoru : Oui. Je ne pense pas que j'aurais pu créer un morceau comme Yurameki.
C'est intéressant de voir le monde de Dir en Grey s'élargir. Mais ce que vous faites n'est pas une surprise. Pour moi vous êtes classés dans la catégorie Bizarre. (rires)
Kaoru : Je le pense aussi. Si je n'étais pas un membre de ce groupe et que j'avais créé Akuro no Oka je n'aurais pas choisi cette personne pour chanter ma chanson (montre la photo de Kyô) (rires)
Kyô : Probablement (rires). Mais je n'aurais jamais pu imaginer Shinya faire la batterie dans Zan.
Kaoru : Non, et tu n'aurais jamais pu imaginer Die jouer de la guitare acoustique n'est ce pas ? (rires)
Die / Shinya / Toshiya
Comment s'est passé l'enregistrement à Los Angeles ? Est-ce que c'était différent du Japon ?
Die : Le studio était à peu près le même mais l'ambiance et les personnes étaient différentes, alors c'était différent. On pouvait se concentrer uniquement sur l'enregistrement et c'est un très bon point.
Et Shinya ? Dans votre cas l'endroit importe peu (rires)
Shinya : Non, c'était un changement. Au Japon j'ai d'autres choses auxquelles penser, mais là il n'y avait rien. C'est pour ça que je voulais rentrer rapidement au Japon.
Quoi ? Vous voulez dire que vous n'aimez pas ne rien avoir à faire ?
Shinya : Je déteste ça. Je suis le type de personne qui a besoin de faire quelque chose. Et je n'étais pas chez moi alors je n'étais pas reposé.
Die : Tu voulais rentrer chez toi ?
Shinya : Oui, j'avais pris un séquenceur, mais c'est tout.
Vous êtes très étrange.
Toshiya : En général quand tu es dans une nouvelle configuration, tes idées sont plus nombreuses.
Shinya : Non, j'avais beaucoup d'idées en tête, mais pour les mettre en pratique, c'était totalement différent. Alors au bout d'un moment j'ai arrêté d'essayer d'y toucher. Quand je suis revenu au Japon il y en avait vraiment beaucoup, mais à LA je n'arrivais pas à les arranger correctement.
Mais si vous revenez et créez des morceaux au Japon, vous avez sans doute absorbé quelque chose. Et vous Toshiya ?
Toshiya : Moi, au contraire, j'ai apprécié LA, sauf les repas (rires). Je ne voulais pas retourner au Japon alors ça a été un choc pour moi quand j'ai vu la côte Japonaise à travers le hublot de l'avion. (rires)
Je crois que je peux comprendre ce sentiment. Vous deviez être ramenés à la réalité.
Die : Je suppose. Nous savions que nous avions encore des tonnes de travail, mais à LA on avançait lentement.
Toshiya : En fait, c'est un peu comme regarder sazaesan le dimanche et penser 'Oh nan c'est Lundi demain'. (rires)
Je comprends parfaitement (rires). Mais avant d'y aller, vous n'aviez pas peur ?
Toshiya : Non, pas vraiment. Enfin, j'avais peur mais j'étais impatient, parce que pour moi c'est un nouveau monde.
Die : J'étais content quand j'ai vue l'Amérique depuis l'avion. C'était vaste et les routes semblaient être infinies. C'est un paysage qui n'existe pas au Japon.
Shinya : Je n'étais jamais à côté de la fenêtre alors je n'ai pas pu voir le paysage.
Bien, bien. (rires) N'était-ce pas la première fois que vous avez rencontré Yoshiki ? Etiez vous nerveux ?
Toshiya : Avant de le rencontrer, oui. Mais quand je l'ai rencontré, pas du tout. C'est un gentleman (rires)
Die : Il était très amical avec nous. Il nous a parlé de nombreuses choses et on pensait un peu 'Tu es sur que tu peux nous dire tout ça ?'. Puis quand nous sommes rentrés pour la première fois dans le studio, il nous a dit bonjour et sans réaliser que nous avions des bottes, 'Wow, vous êtes très grands'. (rires)
Il a l'air de quelqu'un de charmant. Et vous Shinya, n'était-il pas quelqu'un que vous vouliez rencontrer ?
Shinya : Pendant qu'il était là, il y a eu son anniversaire. Tous les membres lui ont offert du vin et je devait lui donner. A ce moment j'ai senti mon coeur battre très vite. Je crois que je comprends les sentiments des fans. (rires)
Die : Quoi ? Je croyait que la date de naissance de Yoshiki ne devait pas être révélée au public.
Shinya : Non. Il l'a révélé vers ses 30 ans.
Toshiya : Je parie que tu veux faire ça aussi.
Shinya : Oui.
Toshiya : Vicious vous avez un scoop (rires).
Oui, 30 ans c'est dans trop longtemps (rires)
Die : Quel est le groupe sanguin de Yoshiki ?
Shinya : B
Le club du groupe B s'agrandit petit à petit (rires)
Die : Kaoru est tout seul (rires).